Mot-clé - Jean Echenoz

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05déc. 2008

JEAN ECHENOZ - Lac

Il y a quelques mois, j'ai eu l'occasion de discuter de Jean Echenoz avec une ancienne collègue qui, pour son mémoire d'étudiante, avait eu la chance de rencontrer le romancier. Celle-ci m'avait alors décrit un homme d'une timidité maladive, renfermé, difficile à appréhender, conforme à l'image que nous sommes nombreux à nous faire de l'écrivain standard. J'ai eu d'autant moins de mal à la croire que ce portrait du père ressemblait un peu à celui que je dresserais du fils, que j'avais moi-même rencontré plus tôt via son activisme dans le milieu hip-hop, sans rien deviner, le comble, du lien de parenté.

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11août 2007

JEAN ECHENOZ - Cherokee

Il y a dans Cherokee tous les ingrédients habituels à Jean Echenoz : une (ou plusieurs) parodie(s) de roman policier, des bons mots, des détails triviaux mais rédigés avec style, une foultitude de situations cocasses décrites sourire en coin, une intrigue davantage soumise au bon-vouloir de l’auteur qu’à l’efficacité de ses mystères ou à la profondeur de ses arcanes. Mais ce deuxième roman d’Echenoz, celui que ses adeptes considèrent souvent comme son meilleur, est aussi le plus extrême. Dans d’autres de ses livres, se trouve a minima une unité dans le récit, dans le lieu ou dans le thème, ou encore un nombre raisonnable de personnages principaux, qui permettent de les parcourir comme des histoires, fussent-elles singulières. Mais dans Cherokee, bienheureux celui qui parvient à démêler quoi que ce soit.

JEAN ECHENOZ - Cherokee

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22avr. 2006

JEAN ECHENOZ - Les Grandes Blondes

Avec sa plume légère et souriante, avec sa capacité à inventer des pirouettes stylistiques à tous les étages, Jean Echenoz se permet sur ce livre comme ailleurs les plus grandes fantaisies, les aventures les plus rocambolesques et les caricatures les plus attachantes qui soient.

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02sept. 2004

JEAN ECHENOZ - Je m'en Vais

En 1999, Je m’en Vais obtient le prix Goncourt. Comme souvent en pareil cas (considérations sur les manoeuvres des maisons d’édition mises de côté), ce n’est pas l’ouvrage même qui est célébré, mais l’auteur, en retard. Je m’en Vais, en effet, n’est pas le sommet de l’œuvre d’Echenoz. Il n’est ni le meilleur ni le pire de ses livres. Il est simplement comme tous les autres : excellent.

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